11 mai 2008, Pentecôte

La Pentecôte, Fresque de la chapelle Scrovegni, Padoue, Giotto, 1304-1306

Assaut sous les gaz, Otto Dix, 1924 (Fondation Otto Dix, Vaduz, Liechtenstein).

La rue Montorgueil à Paris, fête du 30 juin 1878. Claude Monet, 1878. Musée d'Orsay, Paris.
Le tableau représente la fête de clôture de l'Exposition Universelle de 1878, voulue comme une manifestation d'enthousiasme national et républicain.
Ce n'est qu'en 1880 que le 14 juillet est devenu fête nationale.

Manet, la rue Mosnier aux drapeaux, 1878 (J.Paul Getty Museum, Los Angeles).
Comme La rue Montorgueil de Monet, ce tableau illustre la fête de clôture de l'Exposition Universelle, le 30 juin 1878

L'Assomption de la Vierge, Le Titien 1516-158, Santa Maria Gloriosa dei Frari, Venise
Les apôtres autour du tombeau regardent la Vierge emportée par les anges.

L'Assomption de la Vierge, Philippe de Champaigne, 1671
Eglise de St Julien-en-Beauchêne (Hautes Alpes)
Le tableau avait été commandé par les Chartreux pour le monastère de Durbon.

Berthe Morisot, Julie et son père dans le jardin de Bougival, 1881
Musée Marmottan.

Eugène Manet et sa fille dans le jardin de Bougival, Berthe Morizot, 1883. Collection particulière.
J'aimerais posséder cette collection particulière !

L'Ascension du Christ,1510-1520, par Garofalo.
Rome, Galleria Nazionale d'Arte Antica
(Garofalo (1476-1559) appartient à l'Ecole de Ferrare et ce tableau était dans une chapelle de l'église Santa Maria in Vado de Ferrare)

Les Boulevards extérieurs, Effet de neige. Camille Pissarro, vers 1897. Musée Marmottan (Paris)
Ascension ....

L'Ascension, Fresque de la chapelle Scrovegni, Padoue, Giotto, 1304-1306
... et Fête du Travail.

La méridienne ou la sieste (d'après Millet), Van Gogh, 1890, musée d'Orsay

Détail de la Maesta de la cathédrale de Sienne, Duccio, 1308-1311. Museo dell'opera del Duomo, Siena.

Le printemps, Giuseppe Arcimboldo, 1573. Musée du Louvre
Voilà qui termine la série des saisons d'Arcimboldo.

Claude Monet, La Pie, 1868. Musée d'Orsay, Paris.
Tous mes voeux pour cette nouvelle année !
Bonheur, réussite, ....
..... et beaucoup de couture !

L'hiver, Giuseppe Arcimboldo, 1573. Musée du Louvre.
Ce tableau appartient à la même série des saisons que l'été et l'automne .
Les armoiries du destinataire, l'Electeur Auguste de Saxe, sont brodées sur le manteau (épées croisées).

Nicolas Poussin, L'hiver ou Le déluge, 1660-1664, Musée du Louvre.

L'été, Giuseppe Arcimboldo, 1573. Musée du Louvre.
On le voit mal, mais le tableau est daté et signé sur le col (bordé d'épis de blé). Le nez est une courgette, le menton est une poire, la bouche est une gousse de petits pois, l'oreille est une tête d'ail, etc...

La montée au calvaire, Pietro Lorenzetti,
Fresque de la basilique inférieure d'Assise, 1317

Nicolas Poussin, L'Automne ou la Grappe de raison rapportée de la Terre promise, 1660-1664.
Musée du Louvre.

La résurrection, Pietro Lorenzetti (détail).
Fresque de la basilique inférieure d'Assise, 1317.
Cette fresque suit la géométrie du mur, entre la voûte et l'accès à la chapelle Orsini.

Attribué à Giotto, vers 1320, National Gallery de Londres.
Les douze apôtres entourant la Vierge reçoivent de la colombe du Saint-Esprit des flammèches qui leur donnent le don des langues pour aller évangéliser le monde.
Les deux personnages au 1er plan s'émerveillent de les entendre parler leur langue.

Young Mother Sewing (Jeune Mère cousant), Mary Cassatt, 1902. Metropolital Museum of Art, New York.

Le roi boit ou Repas de famille le jour de la Fête des Rois, Jacob Jordaens vers 1638-40, Musée du Louvre.

Allégorie de la Victoire, "Mathieu" Le Nain, vers 1635. Musée du Louvre.
Les frères Le Nain (Antoine, Louis et Mathieu) sont surtout connus pour leurs scènes de genre comme Le repas des paysans ou La tabagie. Mais ils ont également fait de grands tableaux d’histoire religieuse ou mythologique, comme cette Victoire.

(Berthe Morisot : Pasie cousant dans le jardin de Bougival, musée des Beaux-Arts de Pau)
[Click here to read the About section in English.]
J’ai toujours aimé coudre.
J’aimais même les cours de couture à l’école. Non pas tant les lignes de points (point avant, point arrière, point de piqûre, …) mais les vraies réalisations : une blouse de classe en 4ème, un béguin et un bavoir incroyablement désuets en 3ème. (un béguin est un petit bonnet en tissu que l’on mettait autrefois aux bébés : Bécassine en portait un !).
Mais j’ai surtout appris en regardant ma mère coudre pour toute la famille : jupes, blouses, robes, manteaux, … elle savait tout faire.
J’ai commencé par faire des habits pour ma poupée avec des chutes de tissu.
Ensuite, j’ai fait des vêtements pour moi.
J’observais dans les magasins les vêtements qui me plaisaient, les détails qui en faisaient à mon sens tout le chic.
J’allais ensuite m’approvisionner « chez Max », l’un des grands magasins de tissu qu’il y avait alors sur les Champs-Élysées. Et je me mettais au travail.
Ma fierté, c’était quand on me demandait où j’avais acheté la jupe ou le chemisier que je venais de terminer.
Quand j’ai eu mes enfants, j’ai pris beaucoup de plaisir à leur faire des vêtements.
Et puis, un jour, elles ont préféré les jeans et les sweat-shirts. Cela tombait bien car, à mon bureau, les journées étaient de plus en plus longues et les RTT pas encore inventées.
Récemment, en donnant des conseils à mes filles ou à celles de mes amies, je me suis rendu compte que j’avais accumulé tout un savoir-faire, des techniques de base aux petites astuces qui simplifient le travail, et que ce qui pour moi était une évidence ne l’était pas pour tout le monde.
J’ouvre donc ce site pour expliquer « comment je fais » : les choses les plus simples comme coudre un bouton, et celles qui sont plus délicates comme faire une boutonnière, ainsi que des trucs et astuces comme terminer une couture à la machine ou choisir un fil…
J'espère que ces techniques et astuces vous seront utiles. N'hésitez pas à me soumettre vos questions et suggestions.
Sylvie Dusoulier

(Berthe Morisot : Pasie sewing in the garden at Bougival, musée des Beaux-Arts de Pau)
[Cliquez ici pour la présentation en français.]
I have always loved sewing.
I even enjoyed sewing lessons at school. Not so much doing rows of stitches (straight stitches, back stitches, zig zag stitches….) but the serious stuff: a school overall in eighth grade, a bonnet and a bib (incredibly old-fashioned) in ninth grade (this bonnet is called « un béguin » in French, a lovely word that also means « a crush », as « j’ai le béguin pour elle », « I have a crush on her »…)
But most of all, I learnt watching my mother sew for the whole family: skirts, blouses, dresses, coats… she could make anything. I began by making clothes for my doll, using the leftover material from my mother’s creations. Then I made clothes for myself.
I would go to the shops and look carefully at the clothes that I liked, noting the details that made, as I saw it, their distinctive « chic ». I would then go to « chez Max » on the Champs-Elysées, one of the best Paris stores selling fabric at the time (now gone, alas… )
I was never so proud as when I was asked, after having completed a skirt or a blouse, where I’d bought it… When I had my children, I took a lot of pleasure in making clothes for them. And then one day, they preferred wearing jeans and T-shirts. It worked out well, since days were getting longer and longer at my office, and they hadn’t yet invented the 35-hour week!
Recently, while giving some advice to my daughters or to the daughters of my friends, I realized that I had accumulated a store of know-how, from the basic techniques to the little tricks that make the work so much simpler — and that what was obvious to me wasn’t necessarily so for everybody.
This is why I have started this blog, to explain « how I do it »: the simplest things such as sewing a button, and more delicate ones like making a buttonhole, as well as hints and tips like completing a stitch with a sewing machine, or selecting the correct thread…
I sincerely hope that those techniques and tricks will come useful to you. Don’t hesitate to send me your questions, suggestions and comments.
Sylvie Dusoulier
P.S. This is a family production : my husband who is now a professional translator of novels from English to French has volunteered to translate this “about” post. I can’t promise all my articles will be translated into English… the technical jargon is somewhat daunting! But whenever possible, and particularly for the less technical pieces, I will try my best !

Click here for an English version of this post.
J’ai 8 ou 9 ans. Petite fille sage, vêtue d’une jupe plissée écossaise et d’un pull-over bleu marine (tricoté à la main) égayé par le col rond d’une blouse blanche, je vais acheter 20 cm d’extra-fort pour faire une ceinture à ma poupée, ou lui mettre un ruban dans les cheveux.
La mercerie, située non loin de chez nous, s’appelle « Les Galeries de Neuilly ». Mais personne ne l’appelle ainsi : on dit simplement « chez Marcille ». Je trouve que c’est un nom qui sonne bien pour une mercerie.
Marcille, c’est le nom des propriétaires du magasin. Il faut croire que la mercerie est un commerce florissant pour faire vivre Monsieur et Madame Marcille, qui ont l’âge d’être mes grands-parents, et leurs deux filles dont l’une, veuve, élève seule ses trois filles.
C’est un magasin tout en longueur, aux murs tapissés d’une multitude de tiroirs en bois sombre. Des comptoirs vitrés laissent voir les cartes de boutons, les dentelles, les rubans. Tout au fond, c’est le domaine de la laine à tricoter. On ne l’éclaire que si une cliente veut en acheter.
C’est Mme Marcille qui s’occupe de moi, avec un sourire un peu attendri et plein de patience, comme la boulangère qui vend des bonbons à l’unité à la sortie de l’école. Elle me traite un peu comme sa petite-fille. Moi, j’aimerais mieux qu’elle me traite comme une dame.
J’ai 15 ans. L’une des petites-filles des Marcille est dans ma classe. Nous partageons le goût pour la couture, mais c’est à peu près tout.

(Cliquer ici pour la version française.)
I am 8 or 9. A well-behaved little girl, dressed in a tartan pleated skirt and a navy blue sweater (hand-knit) contrasted with the round collar of a white blouse, I’m going out to buy ten inches of binding tape to make a belt for my doll, or perhaps tie a ribbon in her hair.
The notions store that’s about two hundred yards from where I live is called « Les Galeries de Neuilly ». But nobody ever calls it that: they just say « Chez Marcille ». I think it’s a nice sounding name for a notions store.
Marcille is the owners’ name. Selling notions has to be a thriving business, it seems, considering it is the livelihood of Monsieur and Madame Marcille — who are old enough to be my grand-parents — and their two daughters, one of whom is a widow who brings up her own three daughters by herself.
The store is long and narrow, with walls covered with rows upon rows of dark wooden drawers. Through the glass lid of the counters, one can see the button-cards, the lace, the ribbons. At the far end of the store, that’s knitting wool territory, where they put the lights on only when a customer wants to buy.
Madame Marcille herself attends to my needs, with a somewhat tender smile full of patience, just as the boulangère when she sells two centimes’ worth of sweets to the kids after school. She treats me a little as if I were her grand-daughter. I would personally prefer to be treated like a grownup.
I am 15. One of the Marcille grand-daughters is in my class. We share the same interest in sewing, but that’s about all.

L’enseigne de Gersaint (détail), Watteau, 1720, Château de Charlottenburg (Berlin).
Au 18ème siècle, les «marchands merciers » (comme Gersaint) ont des boutiques d’objets de luxe qu’ils commandent en faisant travailler ensemble sculpteurs, ébénistes, céramistes, orfèvres et bronziers, ou importent et font transformer pour répondre au goût de leur clientèle…Tout cela a bien changé !
Aujourd’hui, les merceries, ces cavernes d’Ali-Baba pour couturières, disparaissent les unes après les autres. Pourtant, quand on fouine dans une vraie mercerie (par opposition aux présentoirs de supermarchés), on découvre souvent de nouveaux accessoires qui facilitent le travail ou permettent de « customiser » les ouvrages. Alors, comment faire ?
Une petite entreprise, grossiste en mercerie, a une démarche intéressante.
Elle a mis en place un site destiné aux commerçants partenaires qui s’approvisionnent chez elle, mais également aux particuliers qui peuvent consulter son catalogue.
Pour nous, particuliers, la démarche proposée est la suivante :
- choisir dans le catalogue le ou les articles qui nous intéressent et en noter les références,
- sélectionner la mercerie partenaire la plus proche de chez soi
- demander l’article à cette mercerie et, si elle ne l’a pas en magasin, lui demander de la commander.
On trouve aussi sur ce site des fiches conseil et des video qui donnent bien envie de faire encore plus de couture !

La presse de Gutenberg (1440)
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Francesco di Giorgio Martini, 1470.
A la fin du 19ème siècle, il arrivait assez souvent qu'on démembre une oeuvre pour en faire plusieurs tableaux et en tirer un meilleur profit. C'est ce qui est arrivé à ce panneau de bois peint à Sienne vers 1470, dont la lunette représentant Dieu le père a été découpée et appartient maintenant à la National Gallery of Art de Washington, tandis que la Nativité elle-même appartient au Metropolitan Museum of Art de New-York. Actuellement, l'ensemble est exposé à Washington.

La Nativité, Lorenzo Costa (peintre de l'Ecole de Ferrare, 1460-1535).
Musée des Beaux-Arts de Lyon
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