Mes conseils, trucs et astuces : Archives

 

 

Ampleur d'aisance

 

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Un vêtement ne doit être ni trop serré, ni trop large. Il faut qu’on puisse bouger, respirer, manger sans faire craquer les coutures. C’est pourquoi les dimensions du patron sont plus grandes que celles du corps.
Quelle est la bonne ampleur ? A la mesure exacte du corps (tour de taille, tour de hanche, tour de poitrine, etc…) il faut ajouter 3cm.
Ces 3 cm, à répartir entre le devant et le dos, donnent juste l'ampleur suffisante pour que le vêtement soit confortable sans « flotter ».

Cela peut paraître miraculeux mais c’est ainsi : homme ou femme, enfant ou adulte, gros ou maigre, c’est toujours 3cm.

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Boutonnières (conseils)

 

boutonnière

Commencer par la boutonnière qui se voit le moins (celle du bas pour un chemisier ). Cela permet de se faire la main, d’ajuster la longueur de la fente et la largeur du point.

Si la boutonnière est trop grande, le vêtement se déboutonnera au moindre mouvement : cela peut créer des situations embarrassantes. Il faut la refermer avec quelques points superposés.

Si la boutonnière est trop petite, le vêtement sera difficile à boutonner : il faut défaire les points superposés d’une extrémité, prolonger la fente et la broder.

Sur un chemisier, par exemple, la boutonnière du pied de col est horizontale et arrondie, les autres sont verticales et normales.

Pour une femme, les boutonnières sont sur son côté droit, donc sur le côté gauche quand la regarde. Pour un homme, c’est le contraire.

Pour la réalisation d'une boutonnière, voir ici.

Consolider les extrémités d'une couture à la machine

 

A chaque extrémité d’une couture à la machine, il y a un fil sur l’endroit et un fil sur l’envers.
Il faut laisser une longueur de 4 à 5cm de fil avant de les couper.

Pour consolider les extrémités de la couture, il y a plusieurs solutions :
1/ Piquer à la machine en marche arrière sur 3 ou 4 points par dessus les derniers points.
Faire passer sur l’envers le fil qui est sur l’endroit et couper à 0,5cm.

2/ Enfiler chacun des fils dans une aiguille et faire à la main quelques points superposés sur l’envers, puis couper à 0,5cm

3/ Faire passer sur l’envers le fil qui est sur l’endroit, nouer ensemble les deux fils, puis couper à 0,5cm.

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Comment faire passer le fil sur l’envers ?

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Découdre une couture

 

decouseur

On coud, on coud, et puis parfois on découd…
Pour cela, on peut utiliser tout simplement des ciseaux fins (lingère ou mieux, à broder), ou ce petit instrument appelé découseur. Il est en forme de fourche avec deux branches de longueurs différentes et reliées par une lamelle coupante.

Attention ! le découseur est très pointu. Il faut toujours le refermer après usage.

Pour découdre une couture :

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- glisser la branche la plus longue du découseur (ou l’une des lames des ciseaux) entre les deux épaisseurs de tissu et couper le fil de la couture avec le creux de la fourche (ou avec les ciseaux).
- Ecarter les deux côtés de la couture qui va se défaire sur quelques points,
puis recommencer.

Pour découdre rapidement une piqûre à la machine :

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Moufles attachées au bas des manches

 


moufle

Facile

Pour ne pas perdre les moufles, elles sont attachées par un ruban ou un élastique au bas des manches du manteau ou du blouson.

Fournitures :
- 25cm de ruban (par exemple : extrafort) et 2 boutons-pressions
ou
- 25cm d’élastique avec boutonnières et 2 boutons de 10 à 12 mm de diamètre.

Avec le ruban
Couper le ruban en 2.
Pour la moufle gauche :
1/Coudre une des extrémités d’un des rubans sur le poignet de la moufle gauche :
- sur le côté opposé au pouce, à l’intérieur
- au point de surjet.

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2/A l’autre extrémité, faire un repli et coudre la partie avec bosse de la pression.
3/Sur le bas de la manche gauche, coudre l’autre partie de la pression :
- à l’intérieur de la manche, au niveau de la couture sous le bras,
- à 2cm du bord.

Faire de même avec la moufle et la manche droite.

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Passer un élastique ou un ruban dans un repli

 

elastique

Piquer une épingle double à l’extrémité de l’élastique.
Insérer l’épingle dans le repli.
Faire progresser l’épingle dans le repli, en faisant glisser le tissu sur l’épingle puis sur l’élastique :

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Quand on arrive au bout, faire ressortir l’épingle :

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Coudre ensemble les deux extrémités de l’élastique.
Répartir les fronces sur toute la longueur de l’élastique.

On procède de la même façon pour passer un ruban ou un cordon.

Pattemouille

 

Degas-femme-repassant

Edgar Degas, commencé en 1876, achevé en 1887. National Gallery of Art , Washington

Dans l’Est de la France (dans le Lyonnais) et en Suisse, une patte est un chiffon.
La pattemouille est un morceau de tissu mouillé que l’on place entre la pièce à repasser et le fer. Il permet de repasser à la vapeur des tissus fragiles (lainages, soieries), sans risquer de les brûler ni de faire des marques.

Traditionnellement, on prend un morceau de drap ou de taie d’oreiller usés, de 40 à 50cm de long et 30 à 40 cm de large.
Un torchon fait très bien l’affaire. L'essentiel est que ce soit du coton lisse (pas de nid d'abeille) qui ne déteint pas.

- Tremper la pattemouille dans l’eau et bien l’essorer : elle doit être mouillée mais ne pas dégouliner.
- Régler le fer sur la température correspondant à la pièce à repasser (soie, laine,…).
- Placer la pattemouille sur la pièce à repasser et passer le fer dessus, sans l’immobiliser : la vapeur se dégage.
- Enlever la pattemouille et laisser la pièce repassée refroidir quelques secondes avant de la déplacer : tant qu’elle est encore tiède, elle se chiffonne facilement.

Poser un renfort de coude sur une manche

 

coude

On trouve en mercerie des renforts en cuir ou en imitation cuir, spécialement prévus pour renforcer les coudes des pull-overs ou les genoux des pantalons. C’est un moyen de prolonger la vie d’un vêtement un peu usé.

Ces renforts sont perforés tout autour, pour faciliter la couture. Ils existent :
- en deux tailles (enfant et adulte)
- en deux aspects (cuir ou daim)
- en deux matières : cuir (non lavable) ou PVC (lavable)
et en différentes couleurs.

Pour coudre le renfort, il suffit de le placer sur la manche (le milieu de la partie usée étant au milieu du renfort), le maintenir avec quelques épingles et le coudre au point de piqûre ou au point arrière ou avec un surjet (comme sur la photo) en piquant dans les perforations existantes.

La seule difficulté, c’est d'éviter de piquer dans les deux épaisseurs de la manche en même temps.
Pour cela, il suffit de glisser une feuille cartonnée ou un papier un peu épais (une enveloppe, une feuille de papier pliée en quatre,…) à l’intérieur de la manche, sous le renfort. L’aiguille ne peut pas piquer au travers : on peut donc tenir l’ouvrage normalement, avec la main gauche sous la manche, sans se contorsionner pour la mettre à l’intérieur.
On peut évidemment utiliser le même système pour un renfort de genou.

Repasser une pièce de tricot

 

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Il faut repasser les différentes pièces d’un tricot avant de les assembler
Je conseille d’utiliser une pattemouille. J’ai expliqué ici cette technique un peu désuète mais très efficace qui permet de bien doser la chaleur et l’humidité (mais je ne vais pas jusqu’à recommander de chauffer le fer sur la cuisinière à charbon !).

Pour bien étaler la pièce de tricot qui a souvent tendance à rouler (jersey) ou à trop se resserrer (côtes, torsades) il faut :
- placer la pièce sur la planche à repasser, endroit contre la table,
- piquer des épingles tout autour en les plantant dans le molleton de la planche (un ou deux millimètres suffisent). En étirant plus ou moins le tricot, on peut en modifier légèrement les dimensions.
- placer la pattemouille sur le tricot,
- passer le fer (réglé sur la température adaptée au fil à tricoter utilisé) sans insister.

Attention !
- un fer trop chaud feutre la laine et le tricot perd sa souplesse et son élasticité.
- une fois le tricot repassé, il est plus difficile de le défaire : c’est donc la dernière opération à faire avant l’assemblage.

Surfiler

 

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Pour éviter que des fils se détachent le long des coutures (au point parfois de les fragiliser), il y a deux méthodes :
- surfiler les bords des coutures
- couper les bords avec des ciseaux cranteurs

Dans la suite j’exclus l’utilisation de la surjeteuse qui sait à la fois coudre et surfiler, car je n’en ai pas l’expérience.

1/ Quand utiliser les ciseaux cranteurs ?
C’est évidemment beaucoup plus rapide. On peut les utiliser :
- lorsque le tissage est serré et pour des vêtements qu’on ne lave pas très souvent (car la machine à laver finit par avoir raison des crans).
- sur un vêtement doublé, pour les coutures qui sont prises entre la doublure et le vêtement (car les bords de la couture ne subissent aucun frottement).


2/ A quel moment surfiler ?
On surfile :
- quand on est sûr de la couture (surtout pour une couture fermée, car il est fastidieux de défaire une couture surfilée),
- avant d’assembler la pièce avec une autre. Par exemple, on surfile la couture de la manche avant de poser le poignet et avant de la monter sur le vêtement.

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